
Des
centaines, peut-être des milliers de navires et d'avions auraient disparu
dans la région de l'Atlantique que l'on ne désigne plus aujourd'hui
que sous le nom de "Triangle des Bermudes".
On ne compte plus
le nombre de livres, de films ou de documentaires qui traitent du mystère
du Triangle des Bermudes. Dans cette zone de l'Atlantique qui aurait plus ou moins
la forme d'un triangle reliant les Bermudes, Porto Rico et la côte de Floride,
avions et bateaux disparaîtraient sans laisser de traces. Beaucoup croient
que des forces mystérieuses sont à l'origine de ces disparitions.
Base de Fort Lauter Dale, en Floride. C'est là que les cinq bombardiers
de l'escadrille 19 ont décollé vers leur terrible destin. La mauvaise
réputation des Bermudes ne date pas d'aujourd'hui. C'est Juan de Bermudez
qui découvrit ces trois cents îles minuscules en 1515. Le climat
était agréable, il y avait de l'eau potable et de la nourriture
en abondance. La position était idéale pour en faire un refuge ou
une base d'approvisionnement. Pourtant, malgré tous ces avantages évidents,
les Européens les dédaignèrent pendant près d'un siècle.
Les marins de la reine Elisabeth les évitaient même délibérément.
Ils les disaient hantées par les démons.
L'histoire moderne
du Triangle des Bermudes commence avec la disparition du Pickering, un bateau
américain, vers 1800. En 1854, on perd la trace du Bella un navire britannique
qui faisait voile vers la Jamaïque.
Le cyclopes, charbonnier disparu
en 1918 avec 300 marins.
Puis la fréquence des disparitions s'accélère
:
En l866, le Lotta un trois-mâts suédois.
Deux ans
plus tard, le Viego, un navire marchand espagnol.
En 1880, l'Atalanta, un
navire-école britannique avec ses 290 élèves officiers et
tout son équipage.
En 1884, le Miramon, une goélette italienne.
On peut citer aussi:
En 1972, la Mary Celeste, bien qu'elle n'ait
pas été retrouvée dans le Triangle, mais entre les Açores
et Gibraltar.
En1902 le trois-mâts allemand la Freya subit, semble-t-il,
un sort semblable à celui de la Mary Celeste. Abandonné par son
équipage, il errait à la dérive. Des dégâts
laissèrent supposer qu'il avait été pris dans une violente
tempête. Pourtant, rien de la sorte n'avait été signalé
dans la région.
En 1918, c'était le tour du Cyclops, un navire
charbonnier de bonne taille. Aucun S.O.S. n'avait été envoyé.
Pourtant, il y avait une radio à bord.
Mais il y a plus étrange
encore:
les messages qui restent indéchiffrables. Comment comprendre,
en effet, le message suivant envoyé en 1925 par le Raifuku Maru un cargo
japonais :
" Danger like dagger now. Corne quick ! (Danger poignard.
Au secours. Vite !) ? Qu'a voulu dire l'opérateur radio ?
Treize
ans plus tard:
En 1938, le vapeur l'Anglo Australien signala : " Temps
idéal. Tout va bien ", avant de pénétrer dans la zone
fatale. On ne l'a jamais revu.
C'est en 1945, avec la disparition de cinq
bombardiers américains, que cette région de l'Atlantique Nord acquit
une réputation internationale. Quelques années plus tard, l'écrivain
Vincent Gaddis inventait le terme "Triangle des Bermudes". On lui connaît
aussi d'autres noms : le "Triangle du Diable" ou "Limbo of the
Lost" cles Limbes des perdus. Les avions, eux aussi, disparaissent... Le
Star Tiger était un appareil britannique qui assurait la liaison Açores-Bermudes.
Il disparut un jour de janvier 1948, après avoir envoyé le message
suivant : "Conditions météo excellentes. Arriverons à
l'heure prévue. Au cours de cette même année, en décembre
1948, un Doublas DC 3 disparut entre Porto Rico et la Floride. Le pilote aurait
transmis les informations suivantes : " Nous approchons de l'aéroport...
Nous ne sommes plus qu'à 80 km au sud... Nous apercevons les lumières
de Miami... Tout va bien. Attendons les instructions pour l'atterrissage. La tour
de contrôle de Miami répondit en vain.
On ne retrouva jamais
le DC 3, bien qu'il eût disparu près des côtes, là où
la profondeur de l'eau n'atteint pas plus de 6 mètres.
Page
Suivante