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La Dame Blanche

 

La Dame blanche est un fantôme qu'on rencontre souvent dans les légendes. En général les Dames blanches sont très souvent "gentilles", elles s'occupent des enfants et aident les vivants. Ce n'est que de manière exceptionnelle qu'elles commettent un acte terrible. En Slovaquie, nous pouvons même les rencontrer dans le Vieux Bratislava, et au Château de Bojnice. Elles sont dans chaque pays, dans tous les lieux et beaucoup d’histoires la rapportent près des routes et des virages dangereux. Elles sont partout, tout simplement.

Un peu d'histoire

 

Cela se passait aux environ de 1750, par une nuit d'automne, un braconnier était embusqué dans le parc du château et y guettait sa proie, quand il crut entendre un bruit lointain. Craignant d'être découvert, il cacha précipitamment son fusil et grimpa sur un arbre. A peine y était-il établi qu'il aperçut, à l'extrémité de la grande allée du parc, une voiture attelée de chevaux noirs et suivie de plusieurs domestiques qui portaient des torches allumées. L'équipage s'avançait lentement et presque sans bruit, aucune voix n'interrompait le silence de la nuit, qui n'était troublé que par le pas mesuré des chevaux et par le froissement des roues sur les branchages et les feuilles desséchées. Cet étrange cortège s'arrêta à quelques pas du braconnier, qui vit bientôt, à la lueur des torches, plusieurs hommes munis de bêches et de pioches, s'avancer de son côté et se mettre à creuser une fosse précisément au pied de l'arbre sur lequel il se trouvait. Au même instant deux gentilshommes, dont le rang élevé s'annonçait par l'élégance et la recherche de leur costume, sortirent de la voiture et firent descendre avec violence une jeune femme richement parée. Elle portait une robe de soie blanche, sa tête était couronnée de fleurs, un bouquet ornait son sein, tout indiquait une jeune fiancée qu'on va conduire à l'autel, mais sa chevelure était en désordre et ses yeux pleins de larmes, ses joues pâles, ses gestes suppliants annonçaient assez qu'elle était en proie à l'épouvante. Traînée plutôt que soutenue par ses conducteurs, quelquefois elle se débarrassait de leurs bras, se précipitait à leurs pieds, embrassait leurs genoux, les appelait ses frères et ses amis, et les suppliait en sanglotant de ne pas lui arracher la vie.

Ce fut en vain, ses persécuteurs demeurèrent froids et inflexibles devant ses supplications désespérées, et loin de paraître ému, l'un d’eux la repoussa brutalement.
-Mes frères, mes amis, oh! Je vous en supplie, ne me faites pas de mal.
-Vos frères! Non Madame, nous ne le sommes plus, vous avez cessé d'appartenir à la famille que vous déshonorez.
-Au nom du ciel! Ne me tuez pas. Faut-il donc mourir si jeune! Au moment d'atteindre au bonheur! Ah ! Que la mort est affreuse !
-Il faut pourtant vous y résigner, Madame, les pleurs sont inutiles, votre heure est venue, vous allez mourir.

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