Hermès (Mercure chez les Romains)
est le fils de Zeus et de Maia, d'après Hésiode.
Il avait les attributions les plus variées et portait divers surnoms,
correspondant à ces différentes fonctions :
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- Hermès Nomios ou Criophoros
(dieu des Troupeaux) ;
- Agétor, Hégémonios,
ou Enodios (dieu des routes et des carrefours) ;
- Agoraios (dieu des
marchés et du commerce) ;
- Kerdôos (dieu du gain)
;
- Logios (dieu de l'éloquence)
;
- Enagônios (dieu des
concours) ;
- Psychopompos (dieu
chargé de conduire les âmes aux Enfers), etc.
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Le Caducée insigne des médecins et des hérauts
Le petassos, chapeau à large bord, symbole des commerçants et des
voyageurs
Les sandales ailées rappellent qu'il est le messager de Zeus
D'après la légende arcadienne, Hermès était né sur le Cyllène. A
peine né, il inventa la lyre avec une carapace de tortue. Puis il
déroba cinquante bœufs du troupeau d'Apollon. Ce dernier le traîna
devant son père mais il réussit à lui dérober son arc et ses flèches.
Le dieu des voleurs était né. Zeus lui ordonna de restituer ses
larcins et pour se faire pardonner Hermès offrit sa lyre à Apollon.
Plus tard il sut se rendre utile auprès des dieux. Il aida Zeus
en tuant le bouvier Argos, chargé par Héra de garder Io.
Quand Typhon déroba et cacha dans un grotte de Cilicie les tendons
de Zeus, il parvint à les reprendre au serpent Delphyné.
Il délivra Arès enfermé dans l'urne des Aloades.
Il organisa le concours de beauté entre les trois déesses.
Il guida Héraclès vers les Enfers ; il en ramena Orphée et Alceste.
Il avait eu aussi bien des aventures galantes:
avec Perséphone, il eut Autolycos (patron des voleurs);
d'Hersé, il eut Céphale;
d'une fille de Dryops (ou de la nymphe Callisto) naquit Pan;
Il séduit Aphrodite grâce à l'intervention de l'aigle de Zeus qui
lui avait volé une sandale alors qu'elle se baignait. Ils eurent
Hermaphrodite.
En Sicile, on le disait père de Daphnis.
Il avait des autels dans la plupart des pays grecs. Presque partout,
l'on célébrait, en son honneur, des hermai, fêtes des gymnases.
Plus tard, à Délos, à Rhodes, à Cos, se constituèrent, sous son
patronage, des corporations de marchands, nommées hermaïstes.
L'Hermès grec a été assimilé au dieu égyptien Toth, au Mercure des
Romains pu des gaulois.
Les néoplatoniciens ont fait de lui, sous le nom d'Hermès Trismégiste,
le dieu des Révélations.
Hermès est représenté par un grand nombre de monuments.
On lui donna d'abord la forme d'une
borne ou d'un poteau, surmontés d'une figure barbue. Mais en même
temps se constituait un type archaïque, qui donnait à Hermès la
physionomie d'un homme barbu, aux formes viriles, à la chevelure
ceinte d'une bandelette, vêtu d'un chiton et d'une chlamyde, coiffé
d'un pilos de feutre ou d'un chapeau plat à bords courts, avec un
caducée en main et des ailettes aux pieds.
Tel se présentait le dieu dans les groupes de l'Hermès Criophore,
exécutés par Onatas et par Kalamis, tel Nous le voyons sur des vases
archaïques et les bas-reliefs de Thasos (Louvre). Vers la fin du
V siècle apparaît un type nouveau, fixé définitivement par le célèbre
Hermès de Praxitèle, qui a été retrouvé à Olympie : le dieu devient
un jeune homme aux formes élancées.
Parmi les principales statues antiques, on peut citer encore : au
Vatican, Hermès avec une lyre à ses pieds; au musée de Florence,
une statue d'Hermès devant une flûte. Au Vatican, la statue connue
sous le nom d'Antinoüs du Belvédère est, en réalité, une des plus
belles statues d'Hermès. Le musée de Naples possède une statue en
bronze d'Hermès au repos avec des ailes aux pieds.
Sources
Apollodore, Bibliothèque: III,10,2
Hésiode, Théogonie: 938
Pausanias, Périégèse: VII,20,4
Article extrait
de http://grenier2clio.free.fr/grec/index.htm